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Articles de presse
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17 décembre 2009 |
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9 juin 2009 |
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Johnny à ses fans : «Rien n’est jamais fini»
Johnny, des adieux et des fans
La star a chanté au Stade de France à Paris ce week-end. Il présentera son «Tour 66» au Stade de Genève le 4 juillet. Le fan club romand
«Cent pour Cent» répond présent, surtout pour cette ultime tournée.
TEXTE JOËLLE CHALLANDES
PHOTO MARC-ANDRÉ MARMILLOD
La musique vivra … tant que vivra le blues. Retour sur les adieux que le rockeur fait avec son «Tour 66». Nous sommes à
Saint-Etienne, en France. Une quadragénaire menue entonne ce tube a cappella. Devant le Zénith flambant neuf de la
ville, elle s’apprête à voir Johnny Hallyday en personne. Il est attendu pour inaugurer la salle. Une voiture débouche,
l’idole de trois générations en sort, veste en cuir, foulard orné de têtes de mort et chapeau noir sur la tête. Un clin d’oeil à
la foule d’invités et à leurs appareils photo, quelques poignées de main. Il coupe le ruban et s’en retourne aussi vite.
Derrière les barrières de sécurité, loin de la tribune de fête et des VIP, Yves Chabrier observe. Ce fan a parcouru quatre vingts
kilomètres pour apercevoir celui «qui fait partie de sa vie» et qu’il suit depuis plus de quarante ans. Comme des dizaines
de milliers d’autres, il s’apprête à découvrir le spectacle d’adieux de Johnny ce printemps.
L’artiste aux cent millions de disques vendus a annoncé que son «Tour 66» serait le dernier lors d’une conférence de presse au
Zénith de Saint-Etienne. Du côté de ses admirateurs, entre compréhension et appréhension, la pilule est dure à avaler.
«Ça me donne de l’émotion à moi aussi», a assuré la star et son regard perçant en conférence de presse.
Johnny aura 66 ans tout bientôt, le 15 juin. Il a évoqué l’envie de faire plus de cinéma, de voir davantage
sa famille. «Rien n’est jamais fini dans la vie, mais j’ai cinquante ans de scène. Il faut savoir s’arrêter pour
avancer.» Pourtant, pas question d’arrêter la musique pour autant, juste la scène. En pleine forme. Son
dernier album s’intitule Ça ne finira jamais. La voix de la légende vivante va résonner, «tant qu’il sera debout».
Pour son ultime tour de chant, l’artiste a voulu «du jamais vu». Le budget de la tournée est colossal: une
vingtaine de millions de francs au bas mot; 250 personnes employées dans l’aventure; quatre-vingts semi-remorques et une
dizaine de bus et 1200 tonnes de matériel scénique. «Faire plus, différent, c’est une appréhension», a indiqué
le metteur en scène Bernard Schmitt.
Johnny Hallyday chantera au Stade de Genève le 4 juillet et à l’Arena les 27 et 28 octobre (billets en vente
chez Ticketcorner). Que pense-t-il des spectateurs suisses ? «Tous les publics sont bons. Il y a de mauvais
artistes mais pas de mauvais publics.» Il devrait allumer le feu du siècle au bout du lac Léman.
«Il a le coeur tendre et une grande honnêteté»
Daniel Ravy de Grand-Lancy (GE) suit Johnny depuis trente ans. Il a presque tous ses disques et fait partie du Fan’s Club Cent
pour Cent pour avoir plus facilement des actualités liées à son idole ou des billets de concerts.
«Johnny a le coeur tendre et une grande honnêteté», souligne-t-il. Ses adieux sur scène, il s’y attendait: «C’est normal
qu’il lève un peu le pied.» Sa nièce Christel Ravy, d’Orbe (VD), est aussi une inconditionnelle.
«Touchant, gentil, émouvant et tellement beau quand il chante. Je n’arrive pas à accepter qu’il fasse ses adieux à la
scène. Ça me rend triste.»
«Promesse à un ami»
Marcel Aebi préside le Fan’s Club Cent pour Cent Johnny, à La Chaux-de-Fonds (NE). Il l’a créé en 2002:
«J’avais fait cette promesse à un ami disparu.» Né avec Johnny, il lui attribue la sincérité comme qualité principale.
«Il est timide et moi aussi. Si on se rencontrait, on serait mal!» Avec les membres du club, il est allé
l’écouter à Paris ce week-end. Il le reverra à Genève en juillet. «Il me fait rêver sur scène.
Mais la fin s’annonce. Ce sera violent.»
«Je comprends à 100% Johnny»
Allumer le feu, c’est le titre qui fait ressentir «quelque chose de plus» à Roger Gremaud, de Vétroz (VS).
«Cette chanson parle à tout le monde, quelque soit sa profession», observe-t-il. Le vice-président du Fan’s Club
Cent pour Cent a suivi Johnny dans ses périodes les plus déchaînées jusqu’à ce jour. Il voyage pour voir son
idole au «grand coeur». «Je comprends à 100% qu’il fasse sa dernière tournée, même si l’affaire reste à suivre…»
«Il est comme le vin, il se bonifie»
Dominique Aebi de La Chaux-de-Fonds (NE), l’épouse du président de Cent pour Cent, aime ce fan club qui lui permet
de sortir de la routine et de faire des connaissances dans chaque milieu. Elle a eu son premier
disque de Johnny à 15 ans. Elle se souviendra toute sa vie de la chanson Noir c’est noir.
Mais aujourd’hui, en regardant sa carrière dans le rétroviseur, elle observe que son idole «est
comme le vin, qu’elle se bonifie avec l’âge, notamment depuis 2000». Cette passionnée d’images
adore les livres de photos qui rendent hommage à la star.
«Ses chansons nous prennent aux tripes»
La puissance de Johnny, sa capacité d’adaptation, ses chansons qui «prennent aux tripes.» Ces deux
chauffeurs de poids lourds partagent leur passion au Fan’s Club Cent pour Cent, où ils ont fait connaissance. «Il
réunit toutes les générations. Ma filleule de 3 ans réclame sa musique», s’illumine Charly Rumo (à gauche) de
St-Aubin (FR). Pour lui, la seule manière de s’exprimer sur le rockeur, c’est de s’éclater à ses concerts.
Hubert Girard (à droite), de Châtel-St-Denis (FR), a attendu l’entrée en scène du «Tour 66» de son idole avec impatience.
«Après la boule de feu et l’hélicoptère, que nous prépare-t-il?»
«Je l’adore dans le registre blues qui colle à sa peau»
Christelle Monnet, jeune employée de commerce de La Chaux-de-Fonds (NE), écoute
Johnny depuis toute petite, grâce à ses parents. Elle fait partie du comité du Fan’s Club Cent pour Cent. Elle aime la profondeur
des paroles de Je te promets, titre sorti l’année de sa naissance. Elle l’adore «dans son registre
blues qui lui colle à la peau» et son incroyable présence sur scène l’impressionne.
«J’étais à cinq mètres de la scène du Palais des Sports de Paris en 2006. C’était un moment
inoubliable», se souvient-elle. Elle redoute les adieux. «Sans lui, il y aura un manque. Il a
amélioré la chanson française.»
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2 octobre 2007 |
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Mais où est donc passé Johnny?
Officiellement, Johnny Hallyday crèche depuis le début de l’année à Gstaad,
station huppée des Alpes bernoises. Et dans les faits? Y passe-t-il un temps suffisant
pour justifier son rabais fiscal? Reportage.
CÉCILE MARGAIN
ET PATRICK VALLELIAN
Vous cherchez qui?, demande Barbara, assistante dans une pharmacie de Gstaad.
– Johnny Hallyday.
– Johnny qui? Non, je ne
connais pas.
– Vous ne connaissez pas le
célèbre chanteur français?
– Ach, un chanteur et Français.
Ach, mais vous parlez de
Johnny Roollyday, dit soudain
Barbara, alors qu’un flot ininterrompu
de touristes s’écoule
dans la rue principale de la petite
cité bernoise, un des hauts
lieux de la jet-set planétaire.
«Lui, je connais.»
Mais, précise la jeune
femme, elle ne pourra rien dire
sur le papy rocker. Secret professionnel
oblige. Tout juste
avouera-t-elle qu’elle l’a croisé
à plusieurs reprises ce printemps.
«Mais pas depuis plusieurs
semaines», conclut-elle
avant de retourner
vers son bureau. Entretien
terminé.
A l’hôtel Olden, qui appartient
à Bernie Ecclestone, le roi
de la Formule 1, le serveur secoue
la tête latéralement
quand on articule le nom de la
star française, en exil fiscal
dans le Beverly Hills des Alpes.
«Hallyday? Connais
pas…» Il faut dire qu’il débarque
de son Italie natale et balbutie
un allemand-anglais-italien
de derrière les fagots.
Pour en savoir plus, il faut
s’approcher d’un garagiste à la
sortie du village, sur la route
du col du Pillon. «Hollyday a
acheté une maison sur la route
de Lauenen. C’est en chantier.
Vous ne pouvez pas la manquer.
» Et lui, il l’a vu à Gstaad?
«Jamais», répond le vieil
homme en tournant le dos.
L’endroit est propret, fleuri,
en chantier. Un chalet cossu
parmi la centaine de Gstaad.
Mais point de Johnny à l’horizon.
Retour donc au village où
les touristes continuent leur
marche nez en l’air. A la recherche
de Johnny? «Moi, ça
serait plutôt pour Roger
Moore que je suis là. Il était
tellement beau quand il jouait
James Bond», répond une Allemande
d’une soixantaine d’années.
«Vous savez où il habite?»
Yolanda et Sarah, deux vendeuses
de vêtements, ont du
travail cet après-midi. Ce sont
les soldes. «Johnny, je crois que
tous les habitants de Gstaad le
connaissent. Mais je n’écoute
pas sa musique. Ringarde», rigole
Sarah, la brune.
L’ont-elles croisé? «Bien sûr»,
répondent
en choeur les deux jeunes femmes.
«Il est plutôt sympa. Toujours
souriant et poli. Chez
nous, on les laisse tranquille.
Ils viennent ici pour qu’on leur
fiche la paix. Ce sont des gens
comme nous.» Ni plus, ni
moins. «En plus, ils ne sont pas
ennuyeux.»
Les Gstaadois protègent
leurs stars comme une banque
suisse ses lingots. Les commerçants,
par exemple, doivent se
faire discrets, convient un
charcutier. «C’est un code de
conduite communal. On ne
demande pas d’autographe.
On ne pose pas de question.»
Et surtout, quand un journaliste
vient fouiner, on se tait.
Pas de commentaire non plus
sur les millions que leurs hôtes
économisent en charges fiscales.
Le traiteur de luxe, un peu
plus loin en direction de Coop
et Migros, confirme: «Les commerçants
doivent rester à distance.
Polis. Les stars nous font
vivre.» Et ça rapporte, Johnny
Hallyday? «Quand il est arrivé
dans la ville, on n’a jamais eu
autant de monde. Il y avait
beaucoup de fans. Les gens
voulaient le voir», confient Yolanda
et Sarah.
«Grâce à lui, nous avons eu
une publicité gratuite dans
«Gala», note la gérante d’un
magasin d’habits de luxe. Laeticia
se trouvait devant notre
devanture avec des ours pour
Noël. C’était une très bonne
publicité pour nous, mais aussi
tout le village.» En plus,
Johnny attire ses amis. «Nous
avons eu l’acteur Jean Reno
par exemple.» Et est-ce que
Johnny est en ville? «Je ne l’ai
pas vu depuis longtemps. Mais
j’ai vu son garde du corps»,
complète la dame, belle, Italienne.
Nous n’en saurons pas
plus. /CMA-PVA-La Liberté
L’idole des jeunes peut dormir tranquille
Johnny Hallyday a débarqué en Suisse
pour une seule et bonne raison: payer
moins d’impôts, lui qui a connu à plusieurs
reprises des démêlés avec le fisc français.
En 1977, il avait été notamment condamné
(10 mois de prison avec sursis et
5000 francs d’amende) pour avoir dissimulé
plus de quatre millions de revenus. Mais qui
contrôle si la star passe bel et bien une
bonne partie de son temps dans son chalet
de Gstaad?
François Micheloud, à la tête de
Micheloud & Cie, un cabinet lausannois
spécialisé dans l’établissement d’étrangers
en Suisse, sourit: «En fait, personne ne
surveille un résident étranger qui vient
s’établir chez nous. Il n’y a pas un
gendarme derrière chaque contribuable. De
loin pas. Les autorités font confiance. Et je
ne pense pas qu’elles soient à cheval pour
vérifier.» Déclaration confirmée par Andreas
Hurni, syndic de Saanen, la commune de
Gstaad: «Ce n’est pas à nous de vérifier ce
que fait Monsieur Hallyday. Il a déposé ses
papiers chez nous, le canton a passé un
contrat avec lui, le reste ne nous regarde
pas. Si la France estime qu’il est trop peu
souvent ici, c’est à elle d’agir, pas à nous.
Nous ne sommes pas dans un Etat
policier!»
Une position que développe Yvonne von
Kauffungen, du Service cantonal des impôts
bernois: «Environ 110 étrangers bénéficient
d’un forfait fiscal dans le canton, et nous
sommes heureux de les accueillir chez
nous. Nous n’allons donc pas les contrôler.
Si la France, par contre, n’est pas satisfaite,
elle va demander à ses ressortissants de
prouver qu’ils séjournent bel et bien à
l’étranger.» Elle rappelle que la loi n’impose
pas une durée fixe, de trois ou six mois par
année, mais qu’elle utilise la notion de «lieu
principal de vie». Plus que la durée, c’est
donc l’activité professionnelle, les liens
affectifs, le réseau de relations qui entrent
en compte. «C’est valable aussi pour les
Suisses qui changent de canton pour un
motif fiscal. Si vous allez vous installer à
Zoug, c’est votre canton d’origine qui va
vous demander de prouver que vos centres
d’intérêt se sont déplacés.»
Johnny peut respirer, les autorités fiscales
helvétiques ont d’autres chats à fouetter que
de vérifier la carte de crédit du contribuable
concerné, son téléphone ou sa facture
d’électricité, comme c’est le cas en France.
/pva-pfa
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19 avril 2007 |
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Genève
Invités surprises, mardi soir, à l’Arena de Genève, pour le premier des deux spectacles de Michel Polnareff: Johnny Hallyday,
accompagné de son épouse Laetitia et de leur fille Jade, qui furent ovationnés par les milliers de spectateurs dont une partie n’avait trouvé place que dans le hall de la salle. C’était la première sortie officielle publique de Johnny depuis que celui-ci a établi son domicile en Suisse. Il était là en fan de son ami Polnareff, mais aussi sans doute avec un oeil d’expert sur
la mise en scène prodigieuse faisant appel très largement à l’électronique, à la vidéo et aux jeux de lumière. Ceci
n’a pas empêché Polnareff, saluant un moment la présence de son ami et de sa famille, de lancer une plaisanterie en direction
de son vieux copain: «Je vais vous faire une révélation», lança-t-il à la foule en délire, «Johnny envisage de faire un
concert au… Gstaad de France!» /réd
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17 juillet 2006 |
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L`idole des Jeunes-Rives
JOHNNY HALLYDAY Près de cinquante ans après ses premiers pas sur scène, le chanteur français rugit toujours. Du «Pénitencier» à «Allumer le feu»,
il a témoigné de sa forme devant 20.000 personnes. Rock`n`roll!
Photos
Richard Leuenberger
Textes
Pascal Hofer
On peut se dire que c`est une grosse machine. Que c`est beaucoup de camions. Que ces tournées doivent se ressembler d`une année à l`autre.
On peut songer, aussi, aux prix des billets, aux Jeunes-Rives partiellement fermées au public pendant plusieurs semaines ou encore aux décibels
malfaisants. On peut se dire tout ça. Mais quand Johnny Hallyday chante «Le pénitencier», là, devant vous, quand il entame «Quelque chose de Tennessee»
après avoir rendu hommage à Michel Berger, auteur de la chanson, il faut être du genre insensible pour ne pas éprouver quelques frissons.
Ou plus si entente.
On vous parle de ce qui a paru à beaucoup comme le meilleur moment du concert de vendredi soir à Neuchâtel.
Celui où le chanteur a aligné d`autres tubes encore: «J`oublierai ton nom», «Le bon vieux temps du rock`n`roll», «J`ai oublié de vivre»,
«Toute la musique que j`aime» (qui vient du blues, faut-il le rappeler?). Avec au passage un autre hommage, à Raymond Devos cette fois, dont Johnny,
il y a longtemps, très longtemps, avait fait la première partie du spectacle. «Il ne faut pas jeter le petit», avait dit l`humoriste au directeur de
la salle, une partie du public s`offusquant du comportement de la future «idole des jeunes».
Johnny Hallyday habitait la scène à sa façon. Comme il le fait toujours 46 ans plus tard. Quelle présence! Quelle énergie! Quelle voix! Le tout durant 23 titres et plus de deux heures.
On en vient à se demander si celui qui s`arrache devant nous de manière aussi impressionnante vient réellement de fêter ses 63 ans...
Sur les écrans, les images défilent sous nos yeux. Celles du concert, mais d`autres images aussi
Impressionnants, aussi, la grandeur de la scène, le talent des musiciens et des choristes, les jeux de lumières. Et puis, il y a ces écrans géants et leur qualité d`image exceptionnelle. Les scènes défilent sous nos yeux: celles, en direct, du concert, mais d`autres aussi, actuelles ou anciennes, imaginaires ou réelles (y compris des images malvenues de sa fille Jade, alors que Johnny vient d`interpréter «La paix», chanson dans laquelle il s`en prend aux intrusions dans sa vie privée). Ajoutez une ambiance «Paléo», le soleil qui s`éclipse, les peupliers qui plient sous la bise, des voiliers qui passent au loin, l`été, les vacances... C`était du rarement vu en Pays de Neuchâtel, et même du jamais vu si l`on songe aux seules dimensions de la scène.
Le moins chaud du show? Le public... Non pas qu`il ne se soit pas manifesté. Ainsi, lorsque le chanteur a demandé que les projecteurs soient braqués sur la foule, tout le monde a levé les bras au ciel et a applaudi. Scène toujours spectaculaire. Mais visiblement, beaucoup étaient venus «parce qu`un concert de Johnny en plein air à Neuchâtel, c`est pas tous les jours». Alors, à défaut de crier à tout rompre, ils et elles étaient là, des jeunes, des moins jeunes et des vieux, vêtus de T-shirts noirs ou de blazers blancs, venus voir la star, la légende, le mythe vivant.
Venus voir celui qui, comme il l`a chanté alors qu`il était près de minuit, «brûle encore, bien qu`ayant tout brûlé, brûle encore, même trop, même mal, pour atteindre à s`en écarteler, pour atteindre l`inaccessible étoile». PHO
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13 juillet 2006 |
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«Je suis né avec Johnny!»
JOHNNY HALLYDAY Marcel Aebi, de La Chaux-de-Fonds, a déjà assisté à 13 concerts de l`«idole des jeunes».
Ce qu`il aime chez lui? «C`est le bonhomme en général, son charisme, sa présence sur scène». Rencontre
Par
Pascal Hofer
«On pleurait tellement c`était fort. Rien que d`y penser, ça me donne des frissons!» C`était au
Parc des Princes, à Paris, en 2003. Vêtu d`une cape noire, Johnny Hallyday entamait son spectacle
en descendant du ciel, trente mètres au-dessus de la scène. Marcel Aebi était là. Evidemment là:
Johnny Hallyday fait partie de sa vie, «depuis toujours». «Je suis né avec lui, sourit-il.
Quand j`étais enfant, au début des années 1960, mon papa était fan de Johnny. Il m`a transmis le virus.»
Ce qu`il aime en lui? «C`est le bonhomme, son charisme, sa présence sur scène. J`aime aussi sa musique,
bien sûr, mais c`est le personnage en général que je trouve génial. En revanche, je me fiche
complètement de sa vie privée.» En relevant tout de même que «depuis que Johnny vit avec Laeticia,
soit depuis dix ans, il s`est stabilisé, et ce qu`il fait est de mieux en mieux.»
Marcel Aebi habite à La Chaux-de-Fonds. En 2002, avec son épouse Dominique, il fonde le club
Cent pour cent, seul fan`s club romand de Johnny Hallyday reconnu par Limited Access,
fan`s club officiel (et parisien) de l`«idole des jeunes». «Nous comptons environ 80 membres.»
Il existe toutefois d`autres clubs, à commencer par le Johnny Hallyday club Suisse romande,
qui regroupe une soixantaine de membres et que préside Martial Meyer, lui aussi de La Chaux-de-Fonds
(pour tout vous dire, l`existence parallèle de ces deux clubs est le résultat de conflits
de personnes, mais cela ne nous regarde pas...).
Le club Cent pour cent, peut-on lire sur son site internet
(www.johnny100pour100.com) «a pour but
de maintenir, défendre, sauvegarder ou développer l`image de l`artiste Johnny Hallyday à
la faveur de diverses actions ou manifestations organisées par son comité». Le président
précise: «Nous faisons des sorties ensemble, des soirées karaoké, nous avons une petite boutique
(réd: qui se trouve au domicile présidentiel), et puis, bien sûr, nous assistons à des concerts.»
Celui de samedi passé, à Sion, et de demain à Neuchâtel, une quarantaine de membres de Cent pour cent
l`avaient déjà vu, si l`on peut dire, il y a deux semaines à Paris.
Alors? «Pfou la la!, répond Marcel Aebi en secouant la main. C`est magnifique!» C`était la 13e
fois qu`il assistait à un concert de Johnny (le premier date de 1972, à Genève). Il était aussi en
Valais, mais ne sera pas à Neuchâtel. «J`avais déjà réservé à Sion quand la date de Neuchâtel
est tombée.» Mais il projette d`assister à ce «Flashback Tour» une troisième fois à Paris, cet
automne...
«Johnny est toujours aussi génial sur scène. Et ça fait 46 ans que ça dure!»
Car cette tournée, c`est 130 dates, réparties sur neuf mois. «Ça me fait un peu peur pour
Johnny. J`espère qu`il arrivera à tenir. Il a un sacré physique, mais à 63 ans, tenir plus de
deux heures sur scène comme il le fait...» Il faut dire que Johnny Hallyday «donne toujours
autant à son public. Il saute peut-être un peu moins qu`avant, mais il est toujours aussi
génial sur scène. Et ça fait 46 ans que ça dure!»
Avec des hauts et des bas. Marcel Aebi ne goûte pas, par exemple, «l`époque où Johnny,
dans les années 1960 et 1970, cassait sa guitare sur scène». Et il est le premier à rire des imitations
et des parodies de son idole. «J`adore sa marionnette aux «Guignols de l`info» ou les imitations de
Laurent Gerra. C`est de la caricature, bien sûr, mais ce n`est pas tout faux non plus: parfois,
Johnny dit de telles bêtises qu`il nous fait honte... Mais vous savez, contrairement
aux apparences, c`est quelqu`un de très timide, de très sensible aussi. Les interviews, ça n`a
donc jamais été son fort.» Marcel Aebi dit cela sans avoir jamais rencontré Johnny
Hallyday. C`est un rêve. Sauf que «si je me trouvais en face de lui, je ne saurais pas quoi lui dire.
D`ailleurs, il me faudrait une ambulance, car je verserais sûrement.» Mais qu`est-ce qu`elle a sa
gueule? /PHO
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Voir l`article complet (681 Ko)
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