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Articles de presse
 
26 août 2010


Pour voir l`extrait du TJ de 12h45 du 26 août 2010 de la TSR, suivez le lien suivant :
http://www.tsr.ch/video/info/journal-12h45/#id=2409409



17 décembre 2009


 



16 décembre 2009


Pour voir l`extrait du TJ de la TSR, suivez le lien suivant :
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=11609056



16 juin 2009


Pour voir l`émission de la TSR « Tard pour bar », à laquelle une partie du fan`s club a participé, ainsi qu`une interview exclusive que Johnny Hallyday a accordée à la TSR, suivez le lien suivant :
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=370157&sid=10799123&cKey=1245056561000



9 juin 2009


Johnny à ses fans : «Rien n’est jamais fini»

Johnny, des adieux et des fans

La star a chanté au Stade de France à Paris ce week-end. Il présentera son «Tour 66» au Stade de Genève le 4 juillet. Le fan club romand «Cent pour Cent» répond présent, surtout pour cette ultime tournée.

TEXTE JOËLLE CHALLANDES PHOTO MARC-ANDRÉ MARMILLOD

La musique vivra … tant que vivra le blues. Retour sur les adieux que le rockeur fait avec son «Tour 66». Nous sommes à Saint-Etienne, en France. Une quadragénaire menue entonne ce tube a cappella. Devant le Zénith flambant neuf de la ville, elle s’apprête à voir Johnny Hallyday en personne. Il est attendu pour inaugurer la salle. Une voiture débouche, l’idole de trois générations en sort, veste en cuir, foulard orné de têtes de mort et chapeau noir sur la tête. Un clin d’oeil à la foule d’invités et à leurs appareils photo, quelques poignées de main. Il coupe le ruban et s’en retourne aussi vite. Derrière les barrières de sécurité, loin de la tribune de fête et des VIP, Yves Chabrier observe. Ce fan a parcouru quatre vingts kilomètres pour apercevoir celui «qui fait partie de sa vie» et qu’il suit depuis plus de quarante ans. Comme des dizaines de milliers d’autres, il s’apprête à découvrir le spectacle d’adieux de Johnny ce printemps.


L’artiste aux cent millions de disques vendus a annoncé que son «Tour 66» serait le dernier lors d’une conférence de presse au Zénith de Saint-Etienne. Du côté de ses admirateurs, entre compréhension et appréhension, la pilule est dure à avaler. «Ça me donne de l’émotion à moi aussi», a assuré la star et son regard perçant en conférence de presse.
Johnny aura 66 ans tout bientôt, le 15 juin. Il a évoqué l’envie de faire plus de cinéma, de voir davantage sa famille. «Rien n’est jamais fini dans la vie, mais j’ai cinquante ans de scène. Il faut savoir s’arrêter pour avancer.» Pourtant, pas question d’arrêter la musique pour autant, juste la scène. En pleine forme. Son dernier album s’intitule Ça ne finira jamais. La voix de la légende vivante va résonner, «tant qu’il sera debout».
Pour son ultime tour de chant, l’artiste a voulu «du jamais vu». Le budget de la tournée est colossal: une vingtaine de millions de francs au bas mot; 250 personnes employées dans l’aventure; quatre-vingts semi-remorques et une dizaine de bus et 1200 tonnes de matériel scénique. «Faire plus, différent, c’est une appréhension», a indiqué le metteur en scène Bernard Schmitt.
Johnny Hallyday chantera au Stade de Genève le 4 juillet et à l’Arena les 27 et 28 octobre (billets en vente chez Ticketcorner). Que pense-t-il des spectateurs suisses ? «Tous les publics sont bons. Il y a de mauvais artistes mais pas de mauvais publics.» Il devrait allumer le feu du siècle au bout du lac Léman.

«Il a le coeur tendre et une grande honnêteté»
Daniel Ravy de Grand-Lancy (GE) suit Johnny depuis trente ans. Il a presque tous ses disques et fait partie du Fan’s Club Cent pour Cent pour avoir plus facilement des actualités liées à son idole ou des billets de concerts. «Johnny a le coeur tendre et une grande honnêteté», souligne-t-il. Ses adieux sur scène, il s’y attendait: «C’est normal qu’il lève un peu le pied.» Sa nièce Christel Ravy, d’Orbe (VD), est aussi une inconditionnelle. «Touchant, gentil, émouvant et tellement beau quand il chante. Je n’arrive pas à accepter qu’il fasse ses adieux à la scène. Ça me rend triste.»







«Promesse à un ami»
Marcel Aebi préside le Fan’s Club Cent pour Cent Johnny, à La Chaux-de-Fonds (NE). Il l’a créé en 2002: «J’avais fait cette promesse à un ami disparu.» Né avec Johnny, il lui attribue la sincérité comme qualité principale. «Il est timide et moi aussi. Si on se rencontrait, on serait mal!» Avec les membres du club, il est allé l’écouter à Paris ce week-end. Il le reverra à Genève en juillet. «Il me fait rêver sur scène. Mais la fin s’annonce. Ce sera violent.»


«Je comprends à 100% Johnny»
Allumer le feu, c’est le titre qui fait ressentir «quelque chose de plus» à Roger Gremaud, de Vétroz (VS). «Cette chanson parle à tout le monde, quelque soit sa profession», observe-t-il. Le vice-président du Fan’s Club Cent pour Cent a suivi Johnny dans ses périodes les plus déchaînées jusqu’à ce jour. Il voyage pour voir son idole au «grand coeur». «Je comprends à 100% qu’il fasse sa dernière tournée, même si l’affaire reste à suivre…»







«Il est comme le vin, il se bonifie»
Dominique Aebi de La Chaux-de-Fonds (NE), l’épouse du président de Cent pour Cent, aime ce fan club qui lui permet de sortir de la routine et de faire des connaissances dans chaque milieu. Elle a eu son premier disque de Johnny à 15 ans. Elle se souviendra toute sa vie de la chanson Noir c’est noir. Mais aujourd’hui, en regardant sa carrière dans le rétroviseur, elle observe que son idole «est comme le vin, qu’elle se bonifie avec l’âge, notamment depuis 2000». Cette passionnée d’images adore les livres de photos qui rendent hommage à la star.







«Ses chansons nous prennent aux tripes»
La puissance de Johnny, sa capacité d’adaptation, ses chansons qui «prennent aux tripes.» Ces deux chauffeurs de poids lourds partagent leur passion au Fan’s Club Cent pour Cent, où ils ont fait connaissance. «Il réunit toutes les générations. Ma filleule de 3 ans réclame sa musique», s’illumine Charly Rumo (à gauche) de St-Aubin (FR). Pour lui, la seule manière de s’exprimer sur le rockeur, c’est de s’éclater à ses concerts. Hubert Girard (à droite), de Châtel-St-Denis (FR), a attendu l’entrée en scène du «Tour 66» de son idole avec impatience. «Après la boule de feu et l’hélicoptère, que nous prépare-t-il?»







«Je l’adore dans le registre blues qui colle à sa peau»
Christelle Monnet, jeune employée de commerce de La Chaux-de-Fonds (NE), écoute Johnny depuis toute petite, grâce à ses parents. Elle fait partie du comité du Fan’s Club Cent pour Cent. Elle aime la profondeur des paroles de Je te promets, titre sorti l’année de sa naissance. Elle l’adore «dans son registre blues qui lui colle à la peau» et son incroyable présence sur scène l’impressionne. «J’étais à cinq mètres de la scène du Palais des Sports de Paris en 2006. C’était un moment inoubliable», se souvient-elle. Elle redoute les adieux. «Sans lui, il y aura un manque. Il a amélioré la chanson française.»

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2 octobre 2007


Mais où est donc passé Johnny?

Officiellement, Johnny Hallyday crèche depuis le début de l’année à Gstaad, station huppée des Alpes bernoises. Et dans les faits? Y passe-t-il un temps suffisant pour justifier son rabais fiscal? Reportage.

CÉCILE MARGAIN ET PATRICK VALLELIAN

Vous cherchez qui?, demande Barbara, assistante dans une pharmacie de Gstaad.
– Johnny Hallyday.
– Johnny qui? Non, je ne connais pas.
– Vous ne connaissez pas le célèbre chanteur français?
– Ach, un chanteur et Français. Ach, mais vous parlez de Johnny Roollyday, dit soudain Barbara, alors qu’un flot ininterrompu de touristes s’écoule dans la rue principale de la petite cité bernoise, un des hauts lieux de la jet-set planétaire.
«Lui, je connais.» Mais, précise la jeune femme, elle ne pourra rien dire sur le papy rocker. Secret professionnel oblige. Tout juste avouera-t-elle qu’elle l’a croisé à plusieurs reprises ce printemps. «Mais pas depuis plusieurs semaines», conclut-elle avant de retourner vers son bureau. Entretien terminé.
A l’hôtel Olden, qui appartient à Bernie Ecclestone, le roi de la Formule 1, le serveur secoue la tête latéralement quand on articule le nom de la star française, en exil fiscal dans le Beverly Hills des Alpes. «Hallyday? Connais pas…» Il faut dire qu’il débarque de son Italie natale et balbutie un allemand-anglais-italien de derrière les fagots.
Pour en savoir plus, il faut s’approcher d’un garagiste à la sortie du village, sur la route du col du Pillon. «Hollyday a acheté une maison sur la route de Lauenen. C’est en chantier. Vous ne pouvez pas la manquer. » Et lui, il l’a vu à Gstaad? «Jamais», répond le vieil homme en tournant le dos.
L’endroit est propret, fleuri, en chantier. Un chalet cossu parmi la centaine de Gstaad. Mais point de Johnny à l’horizon. Retour donc au village où les touristes continuent leur marche nez en l’air. A la recherche de Johnny? «Moi, ça serait plutôt pour Roger Moore que je suis là. Il était tellement beau quand il jouait James Bond», répond une Allemande d’une soixantaine d’années. «Vous savez où il habite?»

Yolanda et Sarah, deux vendeuses de vêtements, ont du travail cet après-midi. Ce sont les soldes. «Johnny, je crois que tous les habitants de Gstaad le connaissent. Mais je n’écoute pas sa musique. Ringarde», rigole Sarah, la brune.
L’ont-elles croisé? «Bien sûr», répondent en choeur les deux jeunes femmes. «Il est plutôt sympa. Toujours souriant et poli. Chez nous, on les laisse tranquille. Ils viennent ici pour qu’on leur fiche la paix. Ce sont des gens comme nous.» Ni plus, ni moins. «En plus, ils ne sont pas ennuyeux.»
Les Gstaadois protègent leurs stars comme une banque suisse ses lingots. Les commerçants, par exemple, doivent se faire discrets, convient un charcutier. «C’est un code de conduite communal. On ne demande pas d’autographe. On ne pose pas de question.» Et surtout, quand un journaliste vient fouiner, on se tait. Pas de commentaire non plus sur les millions que leurs hôtes économisent en charges fiscales.
Le traiteur de luxe, un peu plus loin en direction de Coop et Migros, confirme: «Les commerçants doivent rester à distance. Polis. Les stars nous font vivre.» Et ça rapporte, Johnny Hallyday? «Quand il est arrivé dans la ville, on n’a jamais eu autant de monde. Il y avait beaucoup de fans. Les gens voulaient le voir», confient Yolanda et Sarah.
«Grâce à lui, nous avons eu une publicité gratuite dans «Gala», note la gérante d’un magasin d’habits de luxe. Laeticia se trouvait devant notre devanture avec des ours pour Noël. C’était une très bonne publicité pour nous, mais aussi tout le village.» En plus, Johnny attire ses amis. «Nous avons eu l’acteur Jean Reno par exemple.» Et est-ce que Johnny est en ville? «Je ne l’ai pas vu depuis longtemps. Mais j’ai vu son garde du corps», complète la dame, belle, Italienne. Nous n’en saurons pas plus. /CMA-PVA-La Liberté


L’idole des jeunes peut dormir tranquille

Johnny Hallyday a débarqué en Suisse pour une seule et bonne raison: payer moins d’impôts, lui qui a connu à plusieurs reprises des démêlés avec le fisc français. En 1977, il avait été notamment condamné (10 mois de prison avec sursis et 5000 francs d’amende) pour avoir dissimulé plus de quatre millions de revenus. Mais qui contrôle si la star passe bel et bien une bonne partie de son temps dans son chalet de Gstaad?

François Micheloud, à la tête de Micheloud & Cie, un cabinet lausannois spécialisé dans l’établissement d’étrangers en Suisse, sourit: «En fait, personne ne surveille un résident étranger qui vient s’établir chez nous. Il n’y a pas un gendarme derrière chaque contribuable. De loin pas. Les autorités font confiance. Et je ne pense pas qu’elles soient à cheval pour vérifier.» Déclaration confirmée par Andreas Hurni, syndic de Saanen, la commune de Gstaad: «Ce n’est pas à nous de vérifier ce que fait Monsieur Hallyday. Il a déposé ses papiers chez nous, le canton a passé un contrat avec lui, le reste ne nous regarde pas. Si la France estime qu’il est trop peu souvent ici, c’est à elle d’agir, pas à nous. Nous ne sommes pas dans un Etat policier!»
Une position que développe Yvonne von Kauffungen, du Service cantonal des impôts bernois: «Environ 110 étrangers bénéficient d’un forfait fiscal dans le canton, et nous sommes heureux de les accueillir chez nous. Nous n’allons donc pas les contrôler. Si la France, par contre, n’est pas satisfaite, elle va demander à ses ressortissants de prouver qu’ils séjournent bel et bien à l’étranger.» Elle rappelle que la loi n’impose pas une durée fixe, de trois ou six mois par année, mais qu’elle utilise la notion de «lieu principal de vie». Plus que la durée, c’est donc l’activité professionnelle, les liens affectifs, le réseau de relations qui entrent en compte. «C’est valable aussi pour les Suisses qui changent de canton pour un motif fiscal. Si vous allez vous installer à Zoug, c’est votre canton d’origine qui va vous demander de prouver que vos centres d’intérêt se sont déplacés.»
Johnny peut respirer, les autorités fiscales helvétiques ont d’autres chats à fouetter que de vérifier la carte de crédit du contribuable concerné, son téléphone ou sa facture d’électricité, comme c’est le cas en France.
/pva-pfa

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19 avril 2007


Genève

Johnny fan de Polnareff

Invités surprises, mardi soir, à l’Arena de Genève, pour le premier des deux spectacles de Michel Polnareff: Johnny Hallyday, accompagné de son épouse Laetitia et de leur fille Jade, qui furent ovationnés par les milliers de spectateurs dont une partie n’avait trouvé place que dans le hall de la salle. C’était la première sortie officielle publique de Johnny depuis que celui-ci a établi son domicile en Suisse. Il était là en fan de son ami Polnareff, mais aussi sans doute avec un oeil d’expert sur la mise en scène prodigieuse faisant appel très largement à l’électronique, à la vidéo et aux jeux de lumière. Ceci n’a pas empêché Polnareff, saluant un moment la présence de son ami et de sa famille, de lancer une plaisanterie en direction de son vieux copain: «Je vais vous faire une révélation», lança-t-il à la foule en délire, «Johnny envisage de faire un concert au… Gstaad de France!» /réd



17 juillet 2006


L`idole des Jeunes-Rives

JOHNNY HALLYDAY Près de cinquante ans après ses premiers pas sur scène, le chanteur français rugit toujours. Du «Pénitencier» à «Allumer le feu», il a témoigné de sa forme devant 20.000 personnes. Rock`n`roll!

Photos
Richard Leuenberger
Textes
Pascal Hofer

On peut se dire que c`est une grosse machine. Que c`est beaucoup de camions. Que ces tournées doivent se ressembler d`une année à l`autre. On peut songer, aussi, aux prix des billets, aux Jeunes-Rives partiellement fermées au public pendant plusieurs semaines ou encore aux décibels malfaisants. On peut se dire tout ça. Mais quand Johnny Hallyday chante «Le pénitencier», là, devant vous, quand il entame «Quelque chose de Tennessee» après avoir rendu hommage à Michel Berger, auteur de la chanson, il faut être du genre insensible pour ne pas éprouver quelques frissons. Ou plus si entente.

On vous parle de ce qui a paru à beaucoup comme le meilleur moment du concert de vendredi soir à Neuchâtel. Celui où le chanteur a aligné d`autres tubes encore: «J`oublierai ton nom», «Le bon vieux temps du rock`n`roll», «J`ai oublié de vivre», «Toute la musique que j`aime» (qui vient du blues, faut-il le rappeler?). Avec au passage un autre hommage, à Raymond Devos cette fois, dont Johnny, il y a longtemps, très longtemps, avait fait la première partie du spectacle. «Il ne faut pas jeter le petit», avait dit l`humoriste au directeur de la salle, une partie du public s`offusquant du comportement de la future «idole des jeunes».

Johnny Hallyday habitait la scène à sa façon. Comme il le fait toujours 46 ans plus tard. Quelle présence! Quelle énergie! Quelle voix! Le tout durant 23 titres et plus de deux heures. On en vient à se demander si celui qui s`arrache devant nous de manière aussi impressionnante vient réellement de fêter ses 63 ans...

Sur les écrans, les images défilent sous nos yeux. Celles du concert, mais d`autres images aussi

Impressionnants, aussi, la grandeur de la scène, le talent des musiciens et des choristes, les jeux de lumières. Et puis, il y a ces écrans géants et leur qualité d`image exceptionnelle. Les scènes défilent sous nos yeux: celles, en direct, du concert, mais d`autres aussi, actuelles ou anciennes, imaginaires ou réelles (y compris des images malvenues de sa fille Jade, alors que Johnny vient d`interpréter «La paix», chanson dans laquelle il s`en prend aux intrusions dans sa vie privée). Ajoutez une ambiance «Paléo», le soleil qui s`éclipse, les peupliers qui plient sous la bise, des voiliers qui passent au loin, l`été, les vacances... C`était du rarement vu en Pays de Neuchâtel, et même du jamais vu si l`on songe aux seules dimensions de la scène.

Le moins chaud du show? Le public... Non pas qu`il ne se soit pas manifesté. Ainsi, lorsque le chanteur a demandé que les projecteurs soient braqués sur la foule, tout le monde a levé les bras au ciel et a applaudi. Scène toujours spectaculaire. Mais visiblement, beaucoup étaient venus «parce qu`un concert de Johnny en plein air à Neuchâtel, c`est pas tous les jours». Alors, à défaut de crier à tout rompre, ils et elles étaient là, des jeunes, des moins jeunes et des vieux, vêtus de T-shirts noirs ou de blazers blancs, venus voir la star, la légende, le mythe vivant.

Venus voir celui qui, comme il l`a chanté alors qu`il était près de minuit, «brûle encore, bien qu`ayant tout brûlé, brûle encore, même trop, même mal, pour atteindre à s`en écarteler, pour atteindre l`inaccessible étoile». PHO

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13 juillet 2006


«Je suis né avec Johnny!»

JOHNNY HALLYDAY Marcel Aebi, de La Chaux-de-Fonds, a déjà assisté à 13 concerts de l`«idole des jeunes». Ce qu`il aime chez lui? «C`est le bonhomme en général, son charisme, sa présence sur scène». Rencontre

Par
Pascal Hofer

«On pleurait tellement c`était fort. Rien que d`y penser, ça me donne des frissons!» C`était au Parc des Princes, à Paris, en 2003. Vêtu d`une cape noire, Johnny Hallyday entamait son spectacle en descendant du ciel, trente mètres au-dessus de la scène. Marcel Aebi était là. Evidemment là: Johnny Hallyday fait partie de sa vie, «depuis toujours». «Je suis né avec lui, sourit-il. Quand j`étais enfant, au début des années 1960, mon papa était fan de Johnny. Il m`a transmis le virus.»

Ce qu`il aime en lui? «C`est le bonhomme, son charisme, sa présence sur scène. J`aime aussi sa musique, bien sûr, mais c`est le personnage en général que je trouve génial. En revanche, je me fiche complètement de sa vie privée.» En relevant tout de même que «depuis que Johnny vit avec Laeticia, soit depuis dix ans, il s`est stabilisé, et ce qu`il fait est de mieux en mieux.»
Marcel Aebi habite à La Chaux-de-Fonds. En 2002, avec son épouse Dominique, il fonde le club Cent pour cent, seul fan`s club romand de Johnny Hallyday reconnu par Limited Access, fan`s club officiel (et parisien) de l`«idole des jeunes». «Nous comptons environ 80 membres.» Il existe toutefois d`autres clubs, à commencer par le Johnny Hallyday club Suisse romande, qui regroupe une soixantaine de membres et que préside Martial Meyer, lui aussi de La Chaux-de-Fonds (pour tout vous dire, l`existence parallèle de ces deux clubs est le résultat de conflits de personnes, mais cela ne nous regarde pas...).

Le club Cent pour cent, peut-on lire sur son site internet (www.johnny100pour100.com) «a pour but de maintenir, défendre, sauvegarder ou développer l`image de l`artiste Johnny Hallyday à la faveur de diverses actions ou manifestations organisées par son comité». Le président précise: «Nous faisons des sorties ensemble, des soirées karaoké, nous avons une petite boutique (réd: qui se trouve au domicile présidentiel), et puis, bien sûr, nous assistons à des concerts.»

Celui de samedi passé, à Sion, et de demain à Neuchâtel, une quarantaine de membres de Cent pour cent l`avaient déjà vu, si l`on peut dire, il y a deux semaines à Paris. Alors? «Pfou la la!, répond Marcel Aebi en secouant la main. C`est magnifique!» C`était la 13e fois qu`il assistait à un concert de Johnny (le premier date de 1972, à Genève). Il était aussi en Valais, mais ne sera pas à Neuchâtel. «J`avais déjà réservé à Sion quand la date de Neuchâtel est tombée.» Mais il projette d`assister à ce «Flashback Tour» une troisième fois à Paris, cet automne...

«Johnny est toujours aussi génial sur scène. Et ça fait 46 ans que ça dure!»

Car cette tournée, c`est 130 dates, réparties sur neuf mois. «Ça me fait un peu peur pour Johnny. J`espère qu`il arrivera à tenir. Il a un sacré physique, mais à 63 ans, tenir plus de deux heures sur scène comme il le fait...» Il faut dire que Johnny Hallyday «donne toujours autant à son public. Il saute peut-être un peu moins qu`avant, mais il est toujours aussi génial sur scène. Et ça fait 46 ans que ça dure!»

Avec des hauts et des bas. Marcel Aebi ne goûte pas, par exemple, «l`époque où Johnny, dans les années 1960 et 1970, cassait sa guitare sur scène». Et il est le premier à rire des imitations et des parodies de son idole. «J`adore sa marionnette aux «Guignols de l`info» ou les imitations de Laurent Gerra. C`est de la caricature, bien sûr, mais ce n`est pas tout faux non plus: parfois, Johnny dit de telles bêtises qu`il nous fait honte... Mais vous savez, contrairement aux apparences, c`est quelqu`un de très timide, de très sensible aussi. Les interviews, ça n`a donc jamais été son fort.» Marcel Aebi dit cela sans avoir jamais rencontré Johnny Hallyday. C`est un rêve. Sauf que «si je me trouvais en face de lui, je ne saurais pas quoi lui dire. D`ailleurs, il me faudrait une ambulance, car je verserais sûrement.» Mais qu`est-ce qu`elle a sa gueule? /PHO

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Dernière mise à jour : 27 août 2010
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